" Tête pensente, exelente réalisatrice "
c'est ce qu'est Josiane Balasko.
Josiane Balaskovic est né à Paris, ses parents tiennent alors un bar dans le 12ème arrondissement. S'intéressant un temps à la peinture, elle s'oriente rapidement vers l'art dramatique et suit les cours de Tania Balachova pendant 2 ans. Après avoir tâté de la tragédie avec 'Phèdre' sur scène et, par la même occasion, créé un fou rire général du public, elle se résigne à la comédie et écrit son premier scénario "Quand je serais grande, je serais paranoïaque", qu'elle met en scène et joue pendant 6 mois dans un café-théâtre du quartier de l'Odéon, tout en exerçant divers petits métiers.
" En classe, dit-elle, on m'appelait 'Le Cerveau'. Disons plus modestement que j'étais 1er en français. J'avais le temps de lire, moi. Je rédigeais les rédactions des copines qui, pendant ce temps, allaient en surboum. J'étais complexée, oui, mais sociable, et cela m'a permis de toujours compenser, de ne pas me sentir rejetée. Et si mon physique a, un temps, constitué un handicap sur le plan sentimental et sexuel, il n'a jamais été un obstacle".
C'est en 1976 qu'elle rejoint la bande du Splendid, qu'elle avait rencontré sur les bancs du lycée Pasteur à Neuilly, troupe de café-théâtre qui la fera connaître, et la rendra célèbre, elle et ses complices, Gérard Jugnot, Thierry Lhermitte, Michel Blanc, Marie-Anne Chazel, Christian Clavier, Coluche, Miou-Miou ou Dominique Lavanant. Dans un garage de Montparnasse qu'ils transforment en théâtre, puis dans la rue des Lombards du quartier des Halles, elle partage tout d'abord le rôle de censeur avec Michel Blanc lors de l'écriture collective des textes de leurs nombreuses pièces. Mais cette bande inséparable qui ne fera qu'un pendant de longues années, s'était déjà cotoyés par le biais du cinéma dans le film expérimental et très réussi L'An 01 (1972) de Jean Rouch, Jacques Doillon et Alain Resnais dès 1972, où l'on trouve également Gérard Depardieu ou Martin Lamotte.
Toute la bande devient célèbre avec Les Bronzés (1978) et Les Bronzés font du ski (1979) en 1978 et 1979, adaptés de leurs pièces dont 'Amours, coquillages et crustacés', qui remportent un énorme succès.
Hors du Splendid, on peut déjà la voir dans des petits rôles sur Les Valseuses (1973) de Bertrand Blier en 1973, Le Locataire (1976) de Roman Polanski en 1975, où L'Animal (1977) de Claude Zidi en 1977.
Sa collaboration avec Jean-Marie Poiré, pour qui elle tourne Les Petits câlins (1977) son premier film dès 1977, débute véritablement sur le scénario de Retour en force (1979) en 1979, et se prolonge avec Les Hommes préfèrent les grosses (1981) pour lequel elle cumule le travail de scénariste et d'actrice en 1981, puis la vague déferlante du cultissime Le Père Noël est une ordure (1982) en 1982, toujours adapté d'une pièce du Splendid, et également Papy fait de la résistance (1983) en 1983. Elle collabore également avec Jean-Loup Hubert sur le scénario de L'Année prochaine si tout va bien (1981)
Après une telle implication dans l'écriture, Josiane Balasko ne pouvait échapper à la réalisation, ce qu'elle concrétise dès 1984 avec Sac de n½ud, cumulant cette fois les fonctions de scénariste, actrice principale, réalisatrice et dialoguiste. Elle ne convainc pas totalement et aura besoin de quelques essais supplémentaires pour faire l'unanimité, réussissant haut la main autant sur le plan critique que public, il obtient le César du scénario ainsi qu'une nomination aux Golden Globes, avec Gazon maudit (1994) sur le thème risqué de l'homosexualité féminine, utilisant son physique de manière approprié pour incarner une voyageuse lesbienne genre camionneuse qui drague, lors d'une halte, la femme malheureuse d'un mari infidèle et jaloux.
Passant allègrement de rôles comiques à des rôles plus tragiques, comme dans La Smala (1984) de Jean-Loup Hubert en 1984 où elle pousse la chansonnette, ou dans Trop belle pour toi (1989) où elle retrouve Bertrand Blier en 1988 dans un rôle à contre-emploi pour lequel elle sera nominée au César de la meilleure actrice, Josiane Balasko sait utiliser au mieux ses caractéristiques physiques, malgré la frilosité des producteurs à l'employer dans des rôles éloignés de la femme éternellement insatisfaite au caractère insupportable qu'elle incarne dès ses débuts au sein de la bande du Splendid. Sa performance dans ce registre trouve son apothéose dans des films comme Un Grand cri d'amour (1998) dans lequel elle forme un duo inoubliable avec son beau-frère dans la vie, Richard Berry, qu'elle avait déjà dirigé sur scène dans 'L'Ex-femme de ma vie' avec Jane Birkin et Thierry Lhermitte, ou plus récemment Un Crime au Paradis (2000) de Jean Becker en 2000 où elle incarne à merveille une alcoolo notoire d'un tempérament abominable.
Il n'en reste pas moins qu'elle est la seule capable de se mettre en scène (n'est-t-on pas mieux servi que par soi-même !) dans des registres plus variés que ceux auxquels elle est abonnée (et limitée). Elle aborde ainsi le registre de l'action sur un ton comique (chassez le naturel...) avec son film Les Keufs (1987) en 1987, qui met en scène un duo de flics, Isaac de Bankolé et elle-même, et celui de la femme fatale dans une adaptation à sa sauce du mythe de 'Faust' avec son film Ma Vie est un enfer (1991) en 1991, où elle partage la vedette, en alternant d'ailleurs leurs rôles respectifs de démon et de victime, avec Daniel Auteuil.
En 1993, elle est nominée une seconde fois au César de la meilleure actrice pour Tout le monde n'a pas eu la chance d'avoir des parents communistes (1993) de Jean-Jacques Zilbermann, chronique française des années 50, et reçoit (enfin) un César d'honneur en 2000.
Après avoir repris (juste pour le plaisir ?) le rôle d'Eddie Monsoon dans l'adaptation française de la série à mourir de rire et so british Absolutely fabulous en 2001, et fait une apparition dans Le Raid (2001) en 2002, elle doit nous revenir sur grand écran au côté d'Eric caravaca dans le nouveau film de Guillaume Nicloux, déjà responsable de l'adaptation du Poulpe en 1997 et de Une affaire privée en 2001, avec son ancien complice du Splendid, Thierry Lhermitte. A cette occasion, elle joue un rôle à contre-emploi dans ce film, Cette Femme-là (2003) qui s'annonce noir comme la suie.
c'est ce qu'est Josiane Balasko.
Josiane Balaskovic est né à Paris, ses parents tiennent alors un bar dans le 12ème arrondissement. S'intéressant un temps à la peinture, elle s'oriente rapidement vers l'art dramatique et suit les cours de Tania Balachova pendant 2 ans. Après avoir tâté de la tragédie avec 'Phèdre' sur scène et, par la même occasion, créé un fou rire général du public, elle se résigne à la comédie et écrit son premier scénario "Quand je serais grande, je serais paranoïaque", qu'elle met en scène et joue pendant 6 mois dans un café-théâtre du quartier de l'Odéon, tout en exerçant divers petits métiers.
" En classe, dit-elle, on m'appelait 'Le Cerveau'. Disons plus modestement que j'étais 1er en français. J'avais le temps de lire, moi. Je rédigeais les rédactions des copines qui, pendant ce temps, allaient en surboum. J'étais complexée, oui, mais sociable, et cela m'a permis de toujours compenser, de ne pas me sentir rejetée. Et si mon physique a, un temps, constitué un handicap sur le plan sentimental et sexuel, il n'a jamais été un obstacle".
C'est en 1976 qu'elle rejoint la bande du Splendid, qu'elle avait rencontré sur les bancs du lycée Pasteur à Neuilly, troupe de café-théâtre qui la fera connaître, et la rendra célèbre, elle et ses complices, Gérard Jugnot, Thierry Lhermitte, Michel Blanc, Marie-Anne Chazel, Christian Clavier, Coluche, Miou-Miou ou Dominique Lavanant. Dans un garage de Montparnasse qu'ils transforment en théâtre, puis dans la rue des Lombards du quartier des Halles, elle partage tout d'abord le rôle de censeur avec Michel Blanc lors de l'écriture collective des textes de leurs nombreuses pièces. Mais cette bande inséparable qui ne fera qu'un pendant de longues années, s'était déjà cotoyés par le biais du cinéma dans le film expérimental et très réussi L'An 01 (1972) de Jean Rouch, Jacques Doillon et Alain Resnais dès 1972, où l'on trouve également Gérard Depardieu ou Martin Lamotte.
Toute la bande devient célèbre avec Les Bronzés (1978) et Les Bronzés font du ski (1979) en 1978 et 1979, adaptés de leurs pièces dont 'Amours, coquillages et crustacés', qui remportent un énorme succès.
Hors du Splendid, on peut déjà la voir dans des petits rôles sur Les Valseuses (1973) de Bertrand Blier en 1973, Le Locataire (1976) de Roman Polanski en 1975, où L'Animal (1977) de Claude Zidi en 1977.
Sa collaboration avec Jean-Marie Poiré, pour qui elle tourne Les Petits câlins (1977) son premier film dès 1977, débute véritablement sur le scénario de Retour en force (1979) en 1979, et se prolonge avec Les Hommes préfèrent les grosses (1981) pour lequel elle cumule le travail de scénariste et d'actrice en 1981, puis la vague déferlante du cultissime Le Père Noël est une ordure (1982) en 1982, toujours adapté d'une pièce du Splendid, et également Papy fait de la résistance (1983) en 1983. Elle collabore également avec Jean-Loup Hubert sur le scénario de L'Année prochaine si tout va bien (1981)
Après une telle implication dans l'écriture, Josiane Balasko ne pouvait échapper à la réalisation, ce qu'elle concrétise dès 1984 avec Sac de n½ud, cumulant cette fois les fonctions de scénariste, actrice principale, réalisatrice et dialoguiste. Elle ne convainc pas totalement et aura besoin de quelques essais supplémentaires pour faire l'unanimité, réussissant haut la main autant sur le plan critique que public, il obtient le César du scénario ainsi qu'une nomination aux Golden Globes, avec Gazon maudit (1994) sur le thème risqué de l'homosexualité féminine, utilisant son physique de manière approprié pour incarner une voyageuse lesbienne genre camionneuse qui drague, lors d'une halte, la femme malheureuse d'un mari infidèle et jaloux.
Passant allègrement de rôles comiques à des rôles plus tragiques, comme dans La Smala (1984) de Jean-Loup Hubert en 1984 où elle pousse la chansonnette, ou dans Trop belle pour toi (1989) où elle retrouve Bertrand Blier en 1988 dans un rôle à contre-emploi pour lequel elle sera nominée au César de la meilleure actrice, Josiane Balasko sait utiliser au mieux ses caractéristiques physiques, malgré la frilosité des producteurs à l'employer dans des rôles éloignés de la femme éternellement insatisfaite au caractère insupportable qu'elle incarne dès ses débuts au sein de la bande du Splendid. Sa performance dans ce registre trouve son apothéose dans des films comme Un Grand cri d'amour (1998) dans lequel elle forme un duo inoubliable avec son beau-frère dans la vie, Richard Berry, qu'elle avait déjà dirigé sur scène dans 'L'Ex-femme de ma vie' avec Jane Birkin et Thierry Lhermitte, ou plus récemment Un Crime au Paradis (2000) de Jean Becker en 2000 où elle incarne à merveille une alcoolo notoire d'un tempérament abominable.
Il n'en reste pas moins qu'elle est la seule capable de se mettre en scène (n'est-t-on pas mieux servi que par soi-même !) dans des registres plus variés que ceux auxquels elle est abonnée (et limitée). Elle aborde ainsi le registre de l'action sur un ton comique (chassez le naturel...) avec son film Les Keufs (1987) en 1987, qui met en scène un duo de flics, Isaac de Bankolé et elle-même, et celui de la femme fatale dans une adaptation à sa sauce du mythe de 'Faust' avec son film Ma Vie est un enfer (1991) en 1991, où elle partage la vedette, en alternant d'ailleurs leurs rôles respectifs de démon et de victime, avec Daniel Auteuil.
En 1993, elle est nominée une seconde fois au César de la meilleure actrice pour Tout le monde n'a pas eu la chance d'avoir des parents communistes (1993) de Jean-Jacques Zilbermann, chronique française des années 50, et reçoit (enfin) un César d'honneur en 2000.
Après avoir repris (juste pour le plaisir ?) le rôle d'Eddie Monsoon dans l'adaptation française de la série à mourir de rire et so british Absolutely fabulous en 2001, et fait une apparition dans Le Raid (2001) en 2002, elle doit nous revenir sur grand écran au côté d'Eric caravaca dans le nouveau film de Guillaume Nicloux, déjà responsable de l'adaptation du Poulpe en 1997 et de Une affaire privée en 2001, avec son ancien complice du Splendid, Thierry Lhermitte. A cette occasion, elle joue un rôle à contre-emploi dans ce film, Cette Femme-là (2003) qui s'annonce noir comme la suie.

